Un homme rôde à Caraquet depuis trois ans, une résidente se dit inquiète pour sa sécurité
Une résidente de Caraquet ne se sent pas en sécurité dans sa propre maison. Un homme rôde dans le quartier depuis trois ans et son comportement inquiète le voisinage, selon elle. La ville dit faire ce qu’elle peut mais qu'elle manque de ressources. Lorsqu’elle a trouvé des seringues souillées dans le bois près de sa maison, elle a décidé d’aviser la municipalité. Aimie Lanteigne a fait installer des caméras de surveillance, car l'itinérant s'approchait trop près d'elle. Photo : Radio-Canada / Réal Fradette Une fois, il a essayé d’ouvrir ma porte, à 9 h le soir. C’est des choses comme ça qui prennent par surprise. Inquiète pour sa sécurité, elle a fait installer des caméras de surveillance et s’est procuré du poivre de cayenne et des bâtons de baseball, si elle a besoin de se défendre. Pas question toutefois de déménager. Elle affirme que la situation inquiète aussi ses voisins, qui hésitent à parler publiquement, par peur de représailles. Aimie Lanteigne choisit aujourd’hui de briser le silence, malgré la peur, pour faire bouger les choses. Sa grossesse la pousse à dénoncer le problème qui perdure. Aimie Lanteigne s'est procuré du poivre de cayenne et deux bâtons de baseball, pour se défendre, au besoin. Photo : Radio-Canada / Réal Fradette La propriétaire a documenté ses observations et ses interventions avec cet individu. Elle a rencontré à plusieurs reprises la municipalité, différents intervenants sociaux et des policiers de la GRC. Elle entend dire que des démarches auprès de l’individu ont été faites. Toutefois, le voisinage n’est pas informé. Le maire de Caraquet, Bernard Thériault, comprend que Aimie Lanteigne vit une situation Le maire de Caraquet, Bernard Thériault. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Mario Mercier Bernard Thériault se défend toutefois de n’avoir rien fait dans ce dossier. Il explique que plusieurs rencontres ont eu lieu entre le conseil municipal et la GRC, le Centre de bénévolat de la Péninsule et des intervenants sociaux. Malgré les démarches, l’individu revient toujours dans le quartier. Bernard Thériault réitère que les municipalités sont dépourvues devant la problématique de l’itinérance dans les régions rurales, malgré leur bonne volonté. Le maire demande l’aide du gouvernement provincial pour y faire face. Il précise que les réunions concernant l’individu de la rue Léger se poursuivront et que la ville participe au comité sur l’itinérance de la CSR, comme les autres communautés de la région. D’après les informations de Réal FradetteJe dors pas bien. De l’anxiété, j’en ai fait
, lance Aimie Lanteigne. Cette propriétaire de la rue Léger est inquiète par la présence d’un individu qui dérange.Ça fait trois ans qu’il habite dans la rue. Ça peut être dans un shed, il habite dehors, dans une roulotte, mais il se promène pas mal dans la rue et il s’en va pas.

C’est une personne qui fait, je te dirais, un peu de trouble un peu partout. Tout le monde le connait, personne ne fait vraiment rien.
C’est plus juste moi qui va subir ça ou qui va vivre avec ça.

J'aimerais être au courant et qu'ils me disent ce qu’ils font vraiment
, souhaite-t-elle. Qu’est-ce qui est mis en place présentement? qu’est-ce qui sont les projets futurs pour ces choses-là?
La ville manque de ressources
pénible
et presque dangereuse
.La dame a tout fait raison de crier son désarroi
, soutient-il.
C’est un peu comme une anguille dans les mains. Quand on pense qu’on a réglé le problème, il nous échappe.
C’est la problématique des municipalités qui n’ont ni ressources, ni moyens, ni cadre légal pour régler ce genre de problème.
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